Un terrain de jeu cinématographique encore méconnu
Pour les réalisateurs en quête de décors pour un film sur la Seconde Guerre mondiale, la Thiérache coche toutes les cases.
Ce territoire rural aux portes de la Belgique, quasi méconnu des grandes productions, pourrait bien devenir le prochain décor de référence pour tourner un court-métrage, un long-métrage ou une série historique sur cette période.
Des décors naturels pour des scènes de guerre, de clandestinité ou d’occupation
La ligne Maginot et les combats de la forêt de Saint-Michel
Aux confins du territoire, la ligne Maginot a laissé derrière elle des tranchées, bunkers et abris bétonnés, aujourd’hui recouverts par les bois.
On en retrouve dans de nombreuses communes rurales, notamment dans la forêt de Saint-Michel, où eurent lieu de violents combats en mai 1940.
Ce théâtre d’affrontements entre l’armée française et les forces allemandes, du 16 au 18 mai, est aujourd’hui un lieu de mémoire silencieux, propice à tourner des scènes de repli, de résistance ou de tensions militaires.
Partout sur le territoire, des blockhaus oubliés, parfois hérités de la Première Guerre mondiale, jalonnent les paysages et rappellent que la Thiérache fut un terrain stratégique lors des deux conflits mondiaux.
Gares désaffectées, réseaux ferroviaires d’époque et mémoire des départs
La ligne Hirson–Guise et d’autres tronçons ferroviaires offrent un cadre brut, à l’atmosphère lourde de sens, pour filmer des départs vers le front ou des scènes d’occupation.
Certaines gares désaffectées, restées dans leur jus, permettent de reconstituer avec réalisme des épisodes sombres de l’histoire – comme les départs forcés, les retours incertains – mais aussi des scènes plus intimes, comme un adieu déchirant entre deux amoureux, sur un quai baigné de brume.
Un territoire marqué par la guerre, où la mémoire est partout présente
La Thiérache porte dans chacun de ses villages les cicatrices des conflits. Les monuments aux morts – présents dans presque chaque commune – rappellent le prix payé par la population locale.
Non loin, des cimetières militaires, français ou allemands, des plaques commémoratives, des noms de résistants gravés sur la pierre, témoignent d’un passé encore proche.
Ces lieux peuvent nourrir des scènes de recueillement, de transmission, mais aussi offrir un ancrage réaliste à un film inspiré de faits réels.
Villages sans époque, patrimoine rural intact
Des rues préservées pour recréer les années 1940 :
À Parfondeval, Aubenton, Buire ou encore Saint-Michel, les rues pavées, les maisons en briques rouges, les volets en bois et les toitures en ardoise offrent un décor naturel pour tourner des scènes d’occupation ou de résistance, reconstituant un bourg des années 1940.
Ces villages préservés, avec peu de mobilier urbain moderne, permettent une immersion totale pour le spectateur.
L’abbaye de Saint-Michel : un décor à elle seule
Monumentale, mystérieuse, intemporelle, l’abbaye de Saint-Michel a tout d’un décor de film dramatique ou de téléfilm historique : un lieu de refuge, une base réquisitionnée par l’ennemi, un centre de commandement ou un repaire de résistants.
Résistances locales : un territoire porteur de récits
Mémoire des figures locales
La Seconde Guerre mondiale en Thiérache, ce n’est pas que du décor. Ce sont aussi des histoires vraies.
À Aubenton, la mémoire de Jean-Baptiste Lebas, maire de Roubaix, résistant mort en déportation, est encore bien vivante. Partout, des stèles, monuments aux morts et souvenirs d’époque témoignent des luttes locales.
Les habitants transmettent encore les récits de la Résistance, des cachettes dans les forêts, des parachutages, des actes de sabotage…
Ces histoires peuvent nourrir un scénario, renforcer le réalisme d’un script, ou servir de base à un film historique ou à un docufiction.
Le château de Bernoville : un décor noble, une histoire héroïque
Parmi les décors de patrimoine les plus saisissants de Thiérache, le château de Bernoville, avec ses pierres anciennes, ses jardins verdoyants et son atmosphère romanesque, se distingue par la puissance de son histoire.
En juin 1944, le comte Pierre de Martimprey, qui y résidait, est fusillé par les troupes allemandes pour avoir caché des résistants dans le village.
Aujourd’hui encore, sa famille habite le château. Elle conserve des archives rares et peut transmettre aux réalisateurs et scénaristes les récits héroïques de ces jours sombres.
Un lieu de tournage unique, à la croisée du film d’époque, du film de résistance ou du drame historique, où la mémoire collective se mêle à l’intime.

Une terre de tournages prête à accueillir les cinéastes
Des décors variés et accessibles
La Thiérache, ce sont aussi des forêts profondes, des carrières souterraines, des fermes traditionnelles, des véhicules anciens, et une population prête à s’impliquer.
Les habitants peuvent prêter costumes, accessoires, objets d’époque — et même jouer comme figurants dans votre prochain film de guerre.
Une implication forte des habitants
Les conditions de tournage en extérieur sont idéales : faible densité de population, routes peu fréquentées, absence de bruit parasite, accueil chaleureux.
Un “Soldat Ryan” à la française ? C’est possible ici.
“La Liste de Schindler”, “Cheval de guerre”, “Il faut sauver le soldat Ryan”, “Le Jour le plus long”… Autant de chefs-d’œuvre tournés dans des lieux marquants, devenus mythiques.
Pourquoi ne pas imaginer votre prochain film de guerre, votre court métrage Netflix, ou votre série télévisée historique dans ce territoire discret mais combien magnifique ?
Vous êtes scénariste, réalisateur, société de production, ou directrice de casting ?
Vous cherchez des décors de film inédits pour une œuvre inspirée de la Seconde Guerre mondiale ?
La Thiérache pourrait bien être votre nouvel eldorado, votre studio grandeur nature.